Trois fois par semaine, Martine rejoint la Maison accueillante Igikali, dans le quartier de Wazemmes, pour pratiquer une activité physique. Elle y suit également des ateliers consacrés à la nutrition, au stress et à la confiance en soi. Son objectif est concret : perdre du poids tout en apprenant à prendre soin de sa santé dans la durée.
Installé au 396 rue Léon-Gambetta, ce lieu de l’association Ikambere accompagne des femmes vivant avec un diabète, une hypertension artérielle ou une obésité. Le programme associe suivi individuel, activités collectives et aide face aux difficultés sociales qui compliquent parfois le parcours de soins.
Par la rédaction de femmedunet.fr, à partir du reportage de Valérie Pfahl publié par la Ville de Lille.
Des rendez-vous réguliers pour changer le quotidien
À Igikali, l’activité physique n’est qu’une partie de l’accompagnement. Les participantes peuvent travailler sur leur alimentation, leur rapport au corps, la gestion du stress ou leur capacité à prendre des décisions favorables à leur santé.
Martine fréquente la structure depuis décembre. Son témoignage montre la place accordée à la régularité : elle ne vient pas seulement chercher une séance de sport, mais aussi des connaissances et un cadre pour avancer vers son objectif de perte de poids.
Cette combinaison répond à une difficulté fréquente dans la prise en charge des maladies chroniques : les recommandations médicales doivent pouvoir être intégrées dans la vie quotidienne. Les ateliers collectifs permettent d’expérimenter de nouvelles habitudes, tandis que les entretiens individuels tiennent compte de la situation propre à chaque femme.

Un accueil destiné aux femmes touchées par trois maladies chroniques
La Maison accueillante s’adresse aux femmes vivant avec un diabète, une hypertension artérielle et/ou une obésité. Il n’est donc pas nécessaire de cumuler ces pathologies pour être concernée par le programme.
L’accompagnement ne remplace pas les consultations ou les traitements prescrits par les professionnels de santé. Il intervient autour du parcours médical, là où les questions d’alimentation, de mobilité, de confiance en soi ou d’accès aux droits peuvent peser sur la capacité à suivre les recommandations reçues.
Selon Jessica Cohen, directrice régionale Hauts-de-France de l’association Ikambere, la prise en charge porte aussi sur la santé générale, le logement, l’insertion professionnelle et les démarches administratives. Cette approche élargie vise à éviter qu’un problème social non résolu ne fragilise les efforts engagés sur le plan sanitaire.
Cinq professionnelles et un réseau d’intervenantes
L’équipe permanente compte cinq professionnelles, épaulées par des bénévoles. Selon les besoins, les participantes peuvent rencontrer des médiatrices de santé, une diététicienne, des assistantes sociales, des juristes, une socio-esthéticienne ou une conseillère en insertion professionnelle. Un accompagnement en alphabétisation fait également partie des possibilités mentionnées.
Le travail sur la santé physique est ainsi associé à celui sur la santé mentale. Les ateliers collectifs créent un espace où les femmes peuvent échanger, tandis que le suivi individuel permet d’aborder des sujets plus personnels. L’objectif présenté par l’équipe est de faire progresser les participantes vers davantage d’autonomie et de leur montrer qu’elles peuvent mettre en place des changements concrets.

Fatima décrit Igikali comme un lieu où elle peut se ressourcer et accorder du temps à son corps comme à son équilibre intérieur. Son expérience illustre un bénéfice recherché au-delà des indicateurs médicaux : retrouver une place active dans son propre parcours.
Un modèle né en Île-de-France désormais implanté à Wazemmes
Ikambere a été fondée en 1997 en Île-de-France par Bernadette Rwegera, originaire du Rwanda. Son nom signifie « Maison accueillante ». Initialement centrée sur l’accompagnement des femmes vivant avec le VIH ou le sida, l’association a ensuite étendu son action au diabète, à l’hypertension et à l’obésité.
Après une première expérimentation francilienne, le dispositif s’est développé dans les Hauts-de-France, région particulièrement concernée par ces maladies chroniques selon la présentation municipale. Le choix de Wazemmes repose sur la présence de structures de soins, un tissu associatif actif et la possibilité de travailler avec différents partenaires locaux.
Au moment du reportage publié par la Ville de Lille, une trentaine de femmes de Wazemmes et d’autres quartiers étaient accompagnées. La Maison accueillante Igikali se trouve au 396 rue Léon-Gambetta à Lille et peut être jointe au 03 74 46 78 35.
Source: Ville de Lille
Contexte et actions A propos de cet article
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L’article reprend et contextualise les informations, témoignages et coordonnées publiés par la Ville de Lille.
- Les critères d’accueil ont été distingués des prestations proposées.
- La composition de l’équipe et les formes d’accompagnement ont été attribuées à la source m...
- L’adresse et le numéro de téléphone ont été reproduits à partir de la publication d’origin...
- Le nombre de participantes a été replacé dans le contexte temporel du reportage.
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- Ville de Lille
- Portée
- Lille
- Mis à jour
- 2026-07-17 11:05
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