Par la rédaction de femmedunet.fr
Brest va créer une police municipale, après un vote du Conseil municipal de Brest réuni vendredi 26 juin 2026. La décision ouvre la voie à un déploiement progressif sur le terrain, avec un objectif de 150 agents d’ici 2032.
Pour les habitants, le changement doit se voir d’abord dans l’espace public, les transports, les secteurs touchés par les incivilités et les nuisances du quotidien. La Ville de Brest présente cette nouvelle organisation comme un maillon supplémentaire entre la Police nationale, la Justice et les services municipaux.
Jusqu’ici, Brest faisait figure d’exception parmi les villes françaises de plus de 100 000 habitants, sans police municipale. Cette situation va prendre fin au fil des recrutements, des formations et de la mise en place du futur service.
Une décision adoptée après débat au conseil municipal
La délibération sur la création de la Police municipale de Brest figurait parmi les premiers sujets examinés lors d’un conseil municipal chargé, avec 60 délibérations à l’ordre du jour. Elle a été adoptée après des échanges entre la majorité et l’opposition.
Une autre délibération, portant sur la convention de coordination entre les acteurs locaux de la sécurité, a également été votée. Ce document doit encadrer la répartition des rôles entre la Ville de Brest, l’État, la Police nationale et la Justice.
Le maire de Brest, Stéphane Roudaut, a souligné que la ville était la seule de plus de 100 000 habitants à ne pas disposer d’une police municipale. Le vote met donc fin à une exception locale ancienne, dans un contexte où les attentes des habitants portent souvent sur la présence visible, la réactivité et la gestion des troubles de proximité.

Des agents attendus sur les incivilités et les nuisances
Les missions annoncées couvrent les incivilités, les nuisances du quotidien et une partie de la petite délinquance, en complément de l’action de l’État et de l’autorité judiciaire. Les exemples cités par la ville concernent notamment le bruit, les dépôts sauvages et le stationnement gênant.
Les agents municipaux auront vocation à intervenir dans l’espace public et dans les transports. Leur présence devra aussi permettre de traiter plus rapidement certains signalements qui relèvent aujourd’hui des services municipaux, de la médiation ou des forces nationales selon les situations.
La nouvelle police ne remplacera pas la Police nationale. Son rôle sera encadré par la convention de coordination, avec une logique de partage des tâches selon la nature des faits, les horaires, les lieux concernés et les compétences légales de chaque service.
Un déploiement progressif jusqu’à 150 agents
La montée en puissance ne sera pas immédiate. La Ville de Brest prévoit un service qui comptera 150 agents à l’horizon 2032, après des recrutements successifs et une formation assurée par le Centre national de la fonction publique territoriale.
Les agents seront assermentés et placés sous l’autorité du maire. Ils devront aussi obtenir un double agrément du préfet et du procureur de la République, condition nécessaire à l’exercice de leurs missions.
La ville indique que ces policiers municipaux seront armés, conformément au cadre permis par l’article L.511-5 du Code de la sécurité intérieure. À terme, le service doit fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ce qui suppose une organisation par équipes et des effectifs suffisants pour couvrir les horaires de jour comme de nuit.

Vidéoprotection et centre de supervision urbain
Le projet comprend aussi un investissement dans la vidéoprotection et dans un centre de supervision urbain. Ces outils doivent permettre de suivre certains secteurs, d’appuyer les interventions et de coordonner les réponses avec les autres services compétents.
La création de la police municipale s’accompagnera d’actions de prévention, notamment auprès des mineurs. Des rappels à l’ordre pourront être prononcés par le maire, l’adjoint à la sécurité ou les maires adjoints des sept quartiers de Brest.
Cette dimension préventive vise les situations qui ne relèvent pas toujours d’une réponse pénale lourde, mais qui pèsent sur la vie de quartier lorsqu’elles se répètent. Elle placera aussi les élus de proximité au contact de certaines réponses apportées aux habitants.
Un coût annuel de 7 millions d’euros à plein régime
Le projet sera cofinancé à hauteur de plus de 2 millions d’euros par l’État et le Conseil départemental du Finistère. Une fois le dispositif pleinement déployé, le budget annuel de fonctionnement atteindra 7 millions d’euros.
Ce montant couvrira le fonctionnement du service, les effectifs, l’organisation permanente et les moyens nécessaires à l’activité quotidienne. La dépense sera suivie au fil de la montée en charge, puisque l’effectif cible de 150 agents ne doit être atteint qu’en 2032.
Les prochaines étapes porteront sur les recrutements, la formation des agents, la finalisation de l’organisation opérationnelle et la mise en œuvre de la convention de coordination locale. Les premiers effets visibles dépendront du calendrier concret de déploiement retenu par la Ville de Brest.
Source: Brest métropole
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Sources et vérifications
Les informations principales ont été recoupées dans le texte publié par la Ville de Brest sur la délibération du 26 juin 2026.
- Vérification de la date du vote en conseil municipal : vendredi 26 juin 2026.
- Contrôle de l’objectif d’effectif annoncé : 150 agents d’ici 2032.
- Relecture des missions citées : incivilités, nuisances, stationnement gênant, dépôts sauva...
- Vérification des données financières mentionnées : plus de 2 millions d’euros de cofinance...
- Source
- Ville de Brest
- Portée
- Brest
- Mis à jour
- 2026-06-26 14:41
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