Quand les récits d’hier rencontrent les voix d’aujourd’hui
La Caravane de la mémoire est née d’un constat simple, formulé par Elsa Goulley, comédienne et auteure de la compagnie Les Fleurs de bonne volonté : lors d’ateliers d’écriture menés avec des jeunes de CM2, « les enfants avaient une très vague idée de l’histoire ». Les années 1920, 1950 et 1970 se mélangeaient, alors même que certains avaient des parents et grands-parents arrivés en France durant ces décennies.
Avec Apolline Vitse, elle a imaginé un projet artistique pour croiser les récits d’adolescents et d’anciens autour de la migration. Les entretiens ont été enregistrés au tiers-lieu KVRN et au pied des immeubles des quartiers Lebon-Lamartine et Vercors-Chastenet, des lieux de sociabilité où les jeunes se retrouvent et qu’ils désignent comme leur lieu d’appartenance.
Une exposition immersive au croisement des époques
De ces témoignages est née une exposition immersive à la KVRN. Le visiteur y découvre un parcours où des objets anciens côtoient de nouvelles technologies diffusant les enregistrements. « Si les jeunes ne connaissent pas bien l’histoire, les anciens ne comprennent pas vraiment le monde actuel », souligne Apolline Vitse. « Mélanger ces objets traduit ce dialogue entre des époques familières des uns et étrangères aux autres. »

Le projet n’occulte pas les silences : certaines personnes âgées ont refusé de parler, traduisant un tabou persistant sur ces histoires personnelles. Les artistes ont donc composé avec ces absences, en tendant leur micro aussi bien dans le tiers-lieu qu’au pied des tours.
Ce que le projet change pour les habitants
Pour les jeunes des quartiers Lebon-Lamartine et Vercors-Chastenet, il s’agit de reconnecter leur présent à une histoire familiale souvent mal connue. Pour les anciens, l’occasion de transmettre un vécu que la pudeur ou la distance générationnelle avait laissé de côté. La Caravane de la mémoire ne se contente pas d’archiver des paroles : elle crée un espace où les générations se rencontrent par l’écoute et par les objets.

L’exposition est visible à la KVRN, à Villejuif. Les modalités pratiques (horaires, accès, éventuelle gratuité) ne sont pas précisées dans la source ; il convient de se renseigner auprès du tiers-lieu ou de la Ville pour organiser sa visite.
Une démarche artistique ancrée dans le territoire
Le projet s’appuie sur un travail de médiation culturelle antérieur, « Souviens-toit », qui avait déjà mis en évidence le décalage entre les jeunes et l’histoire des migrations. En prolongeant cette démarche par des interviews et une scénographie immersive, la compagnie Les Fleurs de bonne volonté inscrit son travail dans le quotidien des quartiers villejuifois, sans discours surplombant.
Les témoignages recueillis restent au cœur du dispositif : ce sont eux qui guident le parcours et donnent chair à une histoire collective souvent fragmentée. La Caravane de la mémoire propose ainsi une autre manière d’aborder la migration, à hauteur de voix et d’objets, loin des statistiques.
Informations pratiques
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Source: Ville de Villejuif
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Cet article s'appuie sur la publication officielle de la Ville de Villejuif, qui indique une vérification du contenu au 22 octobre 2026.
- Date de publication et de vérification confirmée : 22 octobre 2026.
- Noms des artistes et de la compagnie repris tels quels depuis la source.
- Lieux cités (KVRN, quartiers Lebon-Lamartine et Vercors-Chastenet) conformes à la source.
- Absence de modalités pratiques dans la source signalée dans l'article.
- Source
- Ville de Villejuif
- Portée
- Villejuif
- Mis à jour
- 2026-10-28 09:11
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