Deux personnes en trottinettes électriques circulent sur une piste cyclable dans une rue parisienne.

À Paris, les trottinettistes doivent revoir leur équipement

Depuis le vendredi 7 août 2026, les conducteurs de trottinettes électriques et d’autres engins de déplacement personnel motorisés doivent porter un casque ainsi qu’un équipement haute visibilité sur la voie publique à Paris. La Préfecture de Police de Paris a instauré cette mesure face à la hausse des accidents graves et mortels associés à ces modes de déplacement.

La règle concerne les trajets effectués en trottinette électrique, gyropode, gyroroue, monoroue ou hoverboard. Ces véhicules, regroupés sous l’appellation d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), restent soumis au Code de la route.

Casque et équipement réfléchissant obligatoires depuis le 7 août

Le conducteur doit désormais porter un casque et un gilet de haute visibilité ou un équipement rétroréfléchissant lorsqu’il circule sur la voie publique dans la capitale. Le casque vise à réduire les conséquences d’une chute ou d’une collision, tandis que l’équipement réfléchissant permet au conducteur d’être bien visible auprès des autres usagers.

L’obligation s’applique quel que soit le type d’EDPM motorisé utilisé. Les gants restent conseillés, mais la source municipale ne les présente pas comme obligatoires. Le port d’écouteurs est en revanche interdit pendant la conduite.

La trottinette elle-même doit disposer de feux avant et arrière, d’un avertisseur sonore et d’un catadioptre, c’est-à-dire un dispositif qui renvoie la lumière et rend l’engin plus visible.

Les amendes prévues pour chaque infraction

Infraction Amende forfaitaire ou sanction annoncée
Absence de casque 135 €
Absence de gilet haute visibilité ou d’équipement rétroréfléchissant 35 €
Circulation sur un trottoir 135 €
Transport d’un passager 35 €
Conducteur âgé de moins de 14 ans 135 €
Dépassement de la limite de 25 km/h Jusqu’à 1 500 €

Ces sanctions peuvent se cumuler lorsque plusieurs obligations ne sont pas respectées. Avant de partir, le contrôle le plus simple consiste donc à vérifier le casque, l’équipement réfléchissant, les feux, l’avertisseur sonore et le catadioptre.

Pistes cyclables, vitesse et âge minimal

La vitesse maximale autorisée pour une trottinette électrique ou un autre EDPM est fixée à 25 km/h. Ces engins peuvent circuler sur les pistes cyclables ainsi que sur les routes où la vitesse maximale autorisée est inférieure à 50 km/h.

Les trottoirs leur sont interdits. Cette règle protège en priorité les piétons, qui ne disposent d’aucune protection en cas de choc. Le conducteur doit descendre de l’engin s’il souhaite rejoindre un espace où la circulation motorisée n’est pas permise.

Il faut avoir au moins 14 ans pour conduire un EDPM. Une seule personne peut monter sur l’engin : transporter un enfant, un ami ou tout autre passager reste interdit, même pour un trajet court.

Les conducteurs qui circulent aussi dans les communes voisines peuvent consulter les règles applicables aux trottinettes à Neuilly-sur-Seine, les mesures locales pouvant différer sur certains usages.

Assurance et stationnement dans la capitale

Comme tout véhicule à moteur, un engin de déplacement personnel motorisé doit être assuré. Le conducteur doit donc vérifier que son contrat couvre bien l’usage de l’EDPM avant de circuler.

À Paris, les trottinettes électriques ne peuvent pas être stationnées sur les trottoirs, dans les aires piétonnes ou sur la chaussée. Cette interdiction découle d’un arrêté municipal publié le 30 juillet 2019. Le stationnement doit s’effectuer gratuitement sur les emplacements réservés aux deux-roues motorisés, afin de ne pas bloquer le passage des piétons.

Source: Mairie de Paris

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