Gros plan sur une tour métallique industrielle évoquant les installations d'incinération à grande échelle.

À Maisons-Alfort, l’incinérateur Thermo-sur-Seine passe mal

Depuis le 1er septembre, les habitants de Maisons-Alfort sont invités à se prononcer sur un projet industriel qui pourrait transformer leur quotidien. Sur la plateforme dédiée à la concertation préalable, les messages d’opposition s’accumulent chaque jour, signe d’une mobilisation qui ne faiblit pas à l’approche de la date butoir du 1er novembre.

Un projet colossal aux portes de la ville

Le projet Thermo-sur-Seine, porté dans le cadre du nouveau contrat de concession du réseau de chaleur de la Ville de Paris, prévoit l’installation d’un incinérateur géant à Vitry-sur-Seine. Avec ses trois cheminées de plus de 100 mètres de haut, cette infrastructure brûlerait plus de 450 000 tonnes de déchets par an.

Pour les Maisonnais, la proximité est immédiate. Plus de 500 000 Val-de-Marnais vivent dans un rayon de 4 km autour du site envisagé. Le département compte déjà trois incinérateurs, notamment à Créteil et Ivry-sur-Seine, et supporte un niveau d’incinération deux fois supérieur à la moyenne des autres départements franciliens équipés de telles installations.

Un manque d’étude sanitaire dénoncé

Les élus locaux pointent une absence d’évaluation préalable. Selon la Ville de Maisons-Alfort, aucune étude n’a été réalisée par les porteurs du projet pour mesurer les risques environnementaux et sanitaires de cette nouvelle installation. Cette lacune est au cœur des inquiétudes exprimées par les habitants et les représentants du territoire.

À Maisons-Alfort, l'incinérateur Thermo-sur-Seine passe mal

Le maire Romain Maria, le président du Département du Val-de-Marne Olivier Capitanio et le député Michel Herbillon ont demandé l’organisation d’une réunion publique à Maisons-Alfort. Cette requête a été refusée par les porteurs du projet. Les élus ont signalé ce refus auprès du président de la Commission nationale du débat public et requis la tenue d’une réunion sur place.

Comment participer avant le 1er novembre

La concertation préalable, obligatoire, se déroule jusqu’au 1er novembre 2026. Les habitants peuvent s’exprimer par deux canaux : la plateforme en ligne dédiée ou le registre papier disponible à l’accueil de l’Hôtel de ville.

En parallèle, la pétition lancée par le Département du Val-de-Marne en mars dernier reste active. Elle a déjà recueilli plus de 16 000 signatures et vise l’abandon pur et simple du projet.

À Maisons-Alfort, l'incinérateur Thermo-sur-Seine passe mal

« Ce projet, que la Ville de Paris veut imposer unilatéralement, constitue une violence inadmissible à l’égard du Département du Val-de-Marne et de notre Ville. J’appelle donc solennellement les Maisonnais à poursuivre leur mobilisation en exprimant massivement leur opposition », déclare Romain Maria, maire de Maisons-Alfort et conseiller régional d’Île-de-France.

Une mobilisation qui se poursuit

Alors que la date de clôture approche, les élus locaux maintiennent la pression. Le refus d’organiser une réunion publique à Maisons-Alfort reste un point de tension, tout comme l’absence d’étude d’impact sanitaire. Pour les riverains, l’enjeu dépasse la simple procédure administrative : il touche directement à la qualité de l’air et à la santé dans un territoire déjà fortement exposé aux rejets industriels.

Les habitants qui souhaitent faire entendre leur voix disposent encore de quelques semaines pour déposer leurs observations. Passé le 1er novembre, la concertation sera close et le dossier suivra son cours.

Informations pratiques

Source: Ville de Maisons-Alfort

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Rédaction Technologie et Science

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