À 21 heures, un mardi 21 juillet, une quarantaine d’enfants et d’adolescents jouent au pied de la cité Amédée Huon. Des familles ont installé des goûters près de l’aire de jeu. Selon plusieurs habitantes citées par la Ville d’Ivry-sur-Seine, cette soirée dans le quartier Monmousseau-Vérollot bascule après une interpellation effectuée à plusieurs mètres de là.
Les témoignages publiés par la municipalité accusent des policiers, puis des agents de la Brigade anti-criminalité de Créteil, d’avoir employé des grenades lacrymogènes, une matraque et un lanceur de balle de défense à proximité des familles. Ces affirmations doivent encore être confrontées à la version de la Police nationale et aux conclusions des procédures engagées.
Une interpellation éloignée de l’aire de jeu
D’après le récit municipal, les premiers policiers appréhendent une personne à distance de la cité. Une patrouille de la BAC de Créteil arrive ensuite en moins de cinq minutes. La source ne précise ni le motif de l’interpellation ni les circonstances ayant conduit à demander ce renfort.
Des habitantes affirment que quatre grenades ont été lancées pendant l’intervention. Une mère de famille, qui tenait sa petite-fille de six ans par la main, dit avoir été frappée avec une matraque et visée par une insulte raciste. Elle raconte avoir perdu connaissance et être restée environ vingt minutes au sol.
La publication municipale indique également que des jeunes ont filmé la scène. L’extrait fourni ne permet toutefois pas d’établir si ces images ont été authentifiées, versées aux plaintes ou examinées par un service d’enquête.

Des enfants dispersés par les gaz lacrymogènes
Fanta, dont la mère et la sœur se trouvaient sur place, rapporte que sa sœur a reçu du gaz au visage. Elle affirme aussi qu’un jeune a été blessé au pied par un tir de lanceur de balle de défense et que plusieurs enfants se sont perdus dans la fumée.
Selon son témoignage, l’intervention a duré entre trente et quarante minutes. Des jeunes du quartier auraient éloigné les plus petits, dont une enfant de 18 mois, avant de placer la mère de Fanta en position latérale de sécurité et d’appeler les secours.
La mère de famille a ensuite été prise en charge aux urgences, selon le maire Philippe Bouyssou. Une psychologue de la ville a assuré une permanence exceptionnelle à la Maison municipale de quartier du Plateau-Monmousseau pour recevoir les personnes se déclarant traumatisées.
Quinze plaintes et une saisine de l’IGPN
La municipalité rapporte qu’une quinzaine de plaintes ont été déposées. L’adjointe Ouarda Kirouane et la députée Mathilde Panot ont accompagné des habitants au commissariat dans cette démarche. L’Inspection générale de la Police nationale a également été saisie, sans que la source précise la nature exacte de la procédure, son calendrier ou les faits retenus à ce stade.

Le 26 juillet, environ 200 personnes se sont rassemblées au pied de la cité à l’initiative de Fanta et d’Assa Traoré. Des habitants, des élus d’Ivry-sur-Seine et un adjoint au maire de Vitry-sur-Seine figuraient parmi les participants. Les prises de parole ont porté sur les violences alléguées, le racisme dénoncé par les familles et la demande de justice.
La réponse de la Police nationale reste attendue
Philippe Bouyssou dit avoir écrit à la préfecture et au ministère de l’Intérieur afin de demander que les faits soient établis et que d’éventuelles responsabilités soient sanctionnées. Le texte municipal ne rapporte aucune réponse de ces institutions, aucun commentaire de la BAC de Créteil et aucune version détaillée des policiers présents.
Cette absence empêche, à ce stade, de confronter les témoignages des habitants aux motifs opérationnels avancés par les forces de l’ordre. Aucun résultat d’enquête, aucune décision judiciaire et aucun calendrier officiel ne sont mentionnés dans la source. Les prochaines étapes vérifiables seront donc une éventuelle communication de la préfecture ou de la Police nationale et les suites données aux plaintes ainsi qu’à la saisine de l’IGPN.
Source: Ville dIvry-sur-Seine
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Traçabilité du récit
Le récit repose sur une publication de la Ville d’Ivry-sur-Seine et distingue les témoignages, les démarches signalées et les réponses encore absentes.
- Les dates, le lieu et les personnes nommées ont été repris de la publication municipale.
- Les violences décrites restent attribuées aux habitantes et aux responsables locaux qui le...
- Le dépôt d’environ quinze plaintes et la saisine de l’IGPN sont présentés comme des inform...
- L’absence de version policière, de résultat d’enquête et d’année explicite dans l’extrait...
- Source
- Ville d’Ivry-sur-Seine
- Portée
- Ivry-sur-Seine
- Mis à jour
- 2026-08-04 12:44
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