Foule célébrant avec des drapeaux français au cœur d'une ville historique française.

À Alençon, la nuit où la liberté est revenue

Par la rédaction de femmedunet.fr
Source : Ville d’Alençon

Dans la nuit du 12 août 1944, entre 2 heures et 3 heures du matin, les blindés de la 2e Division Blindée entrent dans Alençon sans tirer un coup de feu. Les forces allemandes ont quitté la ville et les ponts ne sont pas minés. Après quatre années d’occupation, les habitants se réveillent libres.

Alençon est alors la première préfecture de métropole libérée par des forces françaises. Chaque 12 août, la ville rappelle cette séquence décisive et rend hommage aux combattants tombés dans les jours qui ont suivi, sur la route de la Libération.

À Alençon, la nuit où la liberté est revenue

Dans la nuit du 12 août 1944, l’entrée de la 2e DB

L’avancée des hommes de Philippe Leclerc s’appuie notamment sur les renseignements de Raymond Ciroux, un jeune résistant alençonnais. Selon le récit de la Ville d’Alençon, il se porte au-devant de la 2e DB et fournit des informations précieuses sur la situation dans la ville.

Cette arrivée sans combat ne marque pas la fin des affrontements dans l’Orne. Le jour même, les unités de Leclerc prennent part à de violents combats dans la forêt d’Écouves. La libération d’Alençon s’inscrit ainsi dans une progression militaire qui se poursuit vers la poche de Falaise, avant la marche de la 2e DB vers Paris.

À Alençon, la nuit où la liberté est revenue

La forêt d’Écouves, au prix de dix-neuf vies

Le 3e escadron du 12e Régiment de chasseurs d’Afrique, auquel appartient le char Valois, contourne la forêt d’Écouves par l’ouest avant de progresser vers la Croix Médavy. Ce blindé, aujourd’hui propriété de la Ville d’Alençon, se retrouve en tête de colonne dans la soirée du 13 août.

Entre Chahains et le carrefour de la Croix Médavy, la colonne rencontre un barrage antichar de la 9e Panzerdivision allemande, qui ouvre le feu. Le maréchal des logis Louis de Torcy, chef de char, et Fernand Garciès, radio-chargeur, sont tués sur le coup.

À Alençon, la nuit où la liberté est revenue

Au total, dix-neuf combattants de la 2e Division Blindée meurent lors des combats liés à la libération de l’Orne. Ils reposent à la nécropole des Gateys, à Saint-Nicolas-des-Bois. Une fois Alençon libérée et les combats de la poche de Falaise achevés, les troupes de Leclerc reprennent la route de Paris.

Croix Médavy, Les Gateys et le monument Leclerc réunis

Les cérémonies de commémoration organisées en 2026 ont suivi les lieux marquants de cet itinéraire : le carrefour de la Croix Médavy, la nécropole des Gateys, puis le monument Leclerc à Alençon. Des élus, des familles de soldats de la 2e DB, dont Gisèle Ciroux, des porte-drapeaux et des militaires du 12e Régiment de cuirassiers ainsi que du 501e Régiment de chars de combat y ont participé.

La cérémonie de la Croix Médavy a aussi mis en lumière la restauration du char Valois et de sa stèle commémorative, dégradés en mai 2026. Les associations Garand de la mémoire et Les amis du char Montereau ont mené ces travaux sous la direction de la Ville d’Alençon, avec la Délégation militaire départementale de l’Orne.

Source: Ville dAlencon

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